Chapitre IV — Structure architecturale et musicale du récit mosaïque (p.135)
(Fin du chapitre III visible en fond de page, illisible par transparence — non transcrite)
IV
STRUCTURE ARCHITECTURALE ET MUSICALE DU RÉCIT MOSAÏQUE
La nature est un Temple où de vivants piliers laissent parfois sortir de confuses paroles. L’homme y passe à travers des forêts de symboles qui l’observent avec des regards familiers. Comme de longs échos qui de loin se confondent dans une ténébreuse et profonde Unité, vaste comme la nuit et comme la clarté, les parfums, les couleurs et les sons se répondent.
Baudelaire. Correspondances.
En tout monument, littéraire comme architectural, il faut distinguer la fonction, la forme et la structure. La fonction : quelle est la cause finale, la raison d’être, l’utilité, l’intention ?… La forme : sous quel aspect formel se révèle la fonction ? Comment sont disposées les parties ? Quels sont le vocabulaire employé, le Verbe, sa beauté ? La structure : qu’est-ce qui sous-tend la forme ? Qu’est-ce qui lui donne la solidité ou la durée ? Qu’est-ce qui la réalise effectivement, car si la fonction décide de tout, c’est la structure qui réalise selon une forme.
L’équilibre entre ces trois aspects donne à toute œuvre un caractère de pérennité, le sceau de l’intemporel. Autrement, il y a dégénérescence. Ainsi, depuis un siècle, en architecture et pis, en art urbain, l’hiatus grandit entre la forme et la fonction.
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