Un mode de penser supra-humain (p. 27)

d) L’achevé exprime que l’action est accomplie. Grammaticalement, cela s’indique par un suffixe en fin de mot. Plus de préfixe. Nous retrouvons la même pédagogie que pour le participe passif. Les suffixes pronominaux, qui permettent de distinguer les personnes, sont en queue. Plus rien en tête, le mot lui-même. D’où les représentations analogues aux premières :

  • Inachevé : Préfixe Th QShR W Suffixe = vous attacherez
  • Achevé : QShR ThM Suffixe = vous avez attaché.

Tel est le Génie de cette langue, jamais expliqué en aucune grammaire. Et pourtant ces gestes de terminaison, d’avant en arrière, sont universels, aussi universels que ceux d’un mime en la « grammaire des mimes » d’Étienne Decroux. C’est, en fait, une descente de la tête dans le corps, ou une in-carnation du Waw…

Fig. 3

(Trois symboles côte à côte : a) le swastika ; b) l’Aleph hébraïque ; c) le T’aï-Ki Yin-Yang.)

FIG. 3. — Voici 3 gironnements fondamentaux : — Le Swastika (indou) ou roue de vie, tournant dans le sens des aiguilles d’une montre. L’hAleph hébraïque, également. Enfin, le T’aï-Ki chinois. Ce dernier est représenté selon diverses inclinaisons ; sur le drapeau Coréen (du Sud) il est orienté comme les deux symboles précédents. En la Civilisation chinoise originale, paysanne, Yin signifiait simplement : côté de l’ombre ; et Yang, côté du soleil. D’où — par la suite — les oppositions classiques entre le mâle : Yang, et la femme : Yin ; le chaud et le froid, le sec et l’humide, puis entre les nombres pairs et impairs, la gauche et la droite, le positif et le négatif, l’actif et le passif, etc. Sur les schémas en noir et blanc, le Yin est noir, le Yang est blanc. En couleur : le Yang est vert, le Yin est rouge (donc, à l’inverse du Waw et du Shin hébraïques). Le périmètre circulaire de contact entre les deux principes est égal à la circonférence du cercle enveloppant : le Tao.

Observons bien la différence avec notre système de pensée. L’Occidental prend l’ordre logique, ou chronologique, pour un ordre de valeur. Pour lui, le premier logique, c’est le premier hiérarchique. Faute essentielle puisque c’est le second qui est l’achevé ; le premier étant l’inachevé. « La fin est meilleure que le commencement », écrit Qohelet. « Le premier dans l’intention est le dernier dans l’exécution », a précisé l’Aquinate. C’est, précisément, parce que l’intelligence est, logiquement, première,

(suite p. 28)

Notes projet ★★★

  • « L’in-carnation du Waw » — formule-source. Le Waw (6) qui descend de la tête au corps du mot = l’Incarnation ; chez CLG, la lettre christologique de l’Incarnation devient le Shin (21 = T(6)), le Waw restant « le Fils/lien » (PMD p40, DNC p47-48).
  • Couleurs : « le Yang est vert, le Yin est rouge (à l’inverse du Waw et du Shin hébraïques) » → chez Bardet, le Waw est rouge et le Shin est vert. C’est la source de la convention validée par CLG (Shin = vert, non rouge/feu). À rapprocher de REB p20 / TSI p.310 (blanc+vert+rouge = 94 = 2×47). Première attestation dans le texte de 1970. ⚠️ à confirmer avec le père que c’est bien cette page qu’il a en tête.
  • « Le premier dans l’intention est le dernier dans l’exécution » (S. Thomas) — principe que Bardet applique à la lecture de droite à gauche et à l’ordre des Personnes.

Photo : IMG_20260831_132933.jpg · Voir l’original

Liens