Un mode de penser supra-humain (p. 19)

correspondrait à une mutation, le gène étant assimilé à une molécule ¹. L’important pour nous c’est que l’apparence de discontinuité, sur laquelle on vivait jusqu’au 19e siècle, s’est évanouie et que les esprits commencent à revenir à la saine notion de nombres entiers successifs.

En mathématique pure, la continuité est une hypothèse absolument indispensable à tout calcul. C’est sur cette pure hypothèse que s’élève le (fragile) édifice du calcul différentiel et intégral. Fragile, car si l’on trace une courbe reliant les points calculés, la continuité de cette courbe est pure illusion, tout comme la théorie axiomatique des probabilités. Les mathématiciens refusent d’écouter les observateurs attentifs, mais ils devront céder tôt ou tard. Le discontinu est reconnu fait primordial à la base de la structure du Monde.

Fig. 2

(Figure : un grand א encerclé, suivi vers la gauche des lettres ב ג ד ה ו ז ח ט י כ ל, avec une flèche pointant vers la gauche.)

FIG. 2. — L’hAleph : hA, engendre toutes les autres lettres (hA W Th). Observez qu’il tourne sur lui-même, dans le sens des aiguilles d’une montre, vers l’Orient, tandis que les lettres sont toutes orientées vers l’Occident, comme l’était d’ailleurs, le Temple de Jérusalem. Notez la 12e lettre, le « L », qui dépasse, seule, la ligne supérieure. Peut-on négliger cette analogie : l’Alfa est une plante dont la reproduction reste un mystère. On peut la ramasser là où il lui plaît de pousser, mais on ne sait pas la faire reproduire !…

Les chimistes l’avaient trouvé depuis longtemps. Bien avant de connaître les liaisons intérieures entre les atomes, qui conservent sa forme à la molécule, ils avaient établi le Tableau des Corps Simples. Leurs travaux ont été confirmés et complétés par l’analyse atomique. Tous les noyaux sont bâtis avec un nombre entier de protons et de neutrons, ce qui démontre, à la fois, l’unité de la matière et sa dis-continuité, mesurée par des nombres entiers, relatifs les uns aux autres. Comme l’atome est électriquement neutre, le nombre des neutrons satellites (de charge − e) peut être égal au nombre des protons du noyau (de charge + e). Le nombre des protons du noyau,

(suite p. 20)

  1. Voir les notes groupées en fin de chapitre.

Note projet : « le Lamed, 12e lettre, seule à dépasser la ligne supérieure » — écho des observations de CLG sur le Lamed (SFR p11 : 252 = 12×21 = Lamed×Shin).


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Commentaire (Desktop, 31 août 2026)

Fonction de l’argument atomique. Ce passage n’est pas une digression : c’est le socle philosophique de la valeur ordinale. L’enchaînement court de p. 19 à p. 21 — « le discontinu est fait primordial » → « les noyaux sont bâtis avec un nombre entier de protons » → « le Tableau des Corps Simples est une échelle de valences » → « l’ordre des lettres est une échelle de valeurs spirituelles qu’on ne peut bouleverser sans dommages » (p. 21). Le nombre atomique (la place dans le tableau) légitime la place de la lettre dans l’alphabet, contre les valeurs rabbiniques 100/200/300. C’est aussi l’ancêtre direct du point 2 de la boussole de CLG (les nombres premiers comme pont entre continu et discontinu).

Limite. Le procès du calcul différentiel (« fragile édifice », « pure illusion ») est une polémique d’époque, pas un argument mathématique : la continuité n’est pas une hypothèse empirique réfutable par la physique quantique. Ne pas reprendre ce point ; garder seulement la thèse positive (les entiers portent la structure).

Coquille physique. « neutrons satellites (de charge − e) » : lire électrons (consignée dans la table des coquilles de l’Index).