Une structure non linéaire
Quelques précisions sur la composition de l’Évangile de saint Jean font comprendre que les critères d’analyse de ce texte n’appartiennent pas à la rationalité qui régit notre forme de pensée.
a) les six premiers chapitres (de 1 à 6)
Du Prologue au Pain de Vie, Jésus se manifeste au monde juif où l’opposition s’affirme à partir du quatrième chapitre.
b) les dix chapitres (de 7 à 16)
Ils se subdivisent en 5 et 5.
- Du chapitre 7 au chapitre 11 : le conflit avec les chefs religieux est la contre-partie des miracles et de l’enseignement du Christ. Il se termine avec la résurrection de Lazare.
- Du chapitre 12 au chapitre 16 : de l’onction de Béthanie jusqu’aux derniers entretiens, ces cinq chapitres font directement intervenir le Christ qui explicite sa relation avec son Père, alors que les cinq chapitres précédents faisaient appel aux miracles.
c) les 5 derniers chapitres (de 17 à 21)
Ils commencent par les prières de Jésus pour lui-même et décrivent la passion et la résurrection.
Cette structure met en valeur l’aspect cyclique du texte qui reboucle avec les notions du départ qui se retrouvent en fin avec une perspective élargie dans des scènes magnifiées et glorifiées dans l’Esprit-Saint.
(Marges : chiffres rouges 6 · 10 · 5 = les trois blocs de chapitres, totalisant 21 chapitres. En-tête : monogramme יהש en vert et chiffres romains XXIX en bleu (numérotation de classeur), annotation crayon “cf 19”.)
Photo : IMG_20260820_133017.jpg · Voir l’original