Le Trésor secret d’Ishraël (p.322)
« le Bien-Aimé », comme Salomon, devra être enterré nuitamment. Puis ce fut Louis XVI, l’innocent, et les révolutions sanglantes.
Ce fut ce Roi débonnaire qui fit de la France une puissance maritime, ce qui permit à l’Amérique de se libérer du joug anglais. Lord Chatam déclara aux Communes : « Tant que la dynastie des Bourbons existera, l’Angleterre ne parviendra plus à la suprématie des mers. » Huit ans après, par le canal de la maçonnerie anglaise, la Révolution commence ; neuf ans après la prise de la Bastille, il ne reste plus rien de notre Marine… Aboukir, Trafalgar… Avez-vous compris ?
Vous retrouvez, en deuxième Spiration, l’évolution des Rois d’Ishraël, dans le Royaume de France car la France ne peut être en république, c’est contraire à sa vocation. Clemenceau, vendéen (bien que non royaliste), l’avoua : « Depuis la Révolution, nous sommes en révolte contre l’autorité divine ²². »
Qu’on relise le Testament de S. Rémy ²³ : on verra que la France a bien été chargée d’une mission spirituelle, et, « A ce titre seulement, la France est grande parmi les Nations. » A ce titre seulement, soulignait Pie X, pour la Canonisation de Jeanne d’Arc (le 13 décembre 1908). N’est-elle pas la première Nation d’Europe qui ait rendu, socialement et politiquement, libres les juifs ? ce qui rachète bien des errements révolutionnaires, aux yeux de Jésus.
Mais il ne s’agit pas seulement de les rendre physiquement libres. Il faut, encore, les libérer d’eux-mêmes. C’est à Paris, au 12e siècle, que fut brûlé le premier Talmud. De nos jours, la libération physique a entraîné le libéralisme religieux. La seconde révolution à accomplir consiste à rendre le juif, jusqu’ici « self-hatred », libre vis-à-vis de lui-même. L’application charitable des Dix Points de Seelisberg (1947) reste négative. La libération positive ne peut venir que du retour au mosaïsme originel, au Dieu Trine, qui replacera les Juifs, spirituellement, en tête de l’Occident.
Je suis, par nature, contre tout chauvinisme, non royaliste, et de par ma profession, fédéraliste. Seules les réflexions entendues lors de mes voyages m’ont obligé à re-considérer l’histoire de la France : Bernanos avait vu juste. C’est lorsque la France est matériellement, la plus réduite que sa mission spirituelle peut s’exercer sans déviation, tant il est vrai qu’il ne faut pas confondre la puissance temporelle, la fausse « grandeur », et l’influx spirituel.
La mission, toute spirituelle, de la France est aux antipodes des
Notes projet
Suite et clôture progressive de la section « La mission surnaturelle de la France ». Référence historique précise : le premier autodafé du Talmud à Paris eut lieu en 1242 (« au 12e siècle » selon le texte, à vérifier — le Talmud fut brûlé place de Grève en 1242, soit 13e siècle ; possible imprécision ou convention de décompte différente de Bardet). Mention explicite et positive des « Dix Points de Seelisberg » (1947, charte fondatrice du dialogue judéo-chrétien post-Shoah) jugée « négative » dans son application. Élément biographique notable : Bardet se déclare « non royaliste » et « fédéraliste de par ma profession » (urbaniste), nuançant le ton monarchiste des pages précédentes. Référence à Georges Bernanos sur le lien entre faiblesse matérielle de la France et pureté de sa mission spirituelle. Pas de valeur EFP hébraïque sur cette page.
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