Le Waw, Fils de Théos (p.317)
la numération ordinale des 24 lettres. Le seul alphabet valable, en lettres-nombres, est donc le suivant, en distinguant minuscules et Majuscules :
| 1 α A | 10 κ K | 19 τ T | ||||||
| 2 β B | 11 λ Λ | 20 υ Υ | ||||||
| 3 γ Γ | 12 μ M | 21 φ Φ | ||||||
| 4 δ Δ | 13 ν N | 22 χ X | ||||||
| 5 ε E | 14 ξ Ξ | 23 ψ Ψ | ||||||
| 6 ζ Z | 15 ο O | 24 ω Ω | ||||||
| 7 η H | 16 π Π | |||||||
| 8 θ Θ | 17 ρ P | |||||||
| 9 ι I | 18 σ,ς Σ |
Les décalages à partir du E, puis du P sont gênants, quand on a l’habitude de calculer en caractères hébraïques. Seules, les 5 premières lettres sont identiquement nombrées.
Par suite de la tradition primitive ou d’une transmission ésotérique (perdue par les Juifs !), la sixième lettre grecque : le digamma des Éoliens, portait le nom d’επισημον Ϝαυ, c’est-à-dire de « Waw insigne », de Waw marqué d’un signe ! (tout comme le Waw exalté du Pentateuque)… On disait, en bref, la lettre « insigne » : l’επισημον. C’est sous ce nom que l’a connue Clément d’Alexandrie (Stromates 6.16). De la disparition de cette lettre insigne et de sa conservation comme chiffre, notre docteur conclut : « Dieu compte en tant qu’Homme, Son Humanité correspond au nombre six, mais Sa divinité est habituellement cachée, comme est cachée la lettre disparue de l’alphabet. » Hélas ! c’est le contraire ! C’est le nombre qui est l’Esprit, vis-à-vis de la chair : la lettre.
Cependant les jeux de l’Esprit continuent : il y a dédoublement. Si le digamma (le Faw insigne) était un substitut du Waw consonne, l’Oméga (le Grand O) est celui du Waw voyelle. Pourquoi avoir dit : « Grand O » pour l’Oméga, 24e (=6) lettre ? Vous rencontrez, là encore, une bribe de Tradition ! S. Jean indiquait (Apo.1.8) : « Je suis l’alpha et l’ômega », le Principe et le But. Dans les onciaux, les plus anciens manuscrits calligraphiés, il est écrit :
εγω ειμι το αλφα και το ω
Soit : αλφα, en toutes lettres, pour évoquer l’hAleph, et le : ω seul, pour rappeler le Waw. Cette distinction est inconnue de la
Notes projet
Développement suite à la p.316 sur la numération ordinale grecque à 24 lettres (distincte de la « grande numération » 1-900). Point notable : Clément d’Alexandrie (Stromates VI.16) rapporte que le digamma disparu était appelé « lettre insigne » (επισημον), et proposait une interprétation christologique (Humanité=6/Divinité cachée) — que Bardet inverse explicitement (« Hélas ! c’est le contraire ! »), maintenant sa cohérence avec le système du projet (nombre=Esprit, lettre=chair). Observation philologique fine sur Apocalypse 1:8 : dans les plus anciens onciaux, « Je suis l’alpha et l’ô » écrirait ΑΛΦΑ en toutes lettres mais seulement Ω (non ΩΜΕΓΑ) — asymétrie que Bardet interprète comme rappelant le couple hAleph(complet)/Waw(seul, comme lettre-signe). Aucune valeur hébraïque EFP sur cette page — développement en gématrie/paléographie grecque.
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