Le Trésor secret d’Ishraël (p.316)
suivantes, dites « grande numération », par rapport à la « petite numération » ordinale :
| 1 = alpha | α | 10 = iota | ι | 100 = rhô | ρ | ||
| 2 = bêta | β | 20 = kappa | κ | 200 = sigma | σ | ||
| 3 = gamma | γ | 30 = lambda | λ | 300 = tau | τ | ||
| 4 = delta | δ | 40 = mu | μ | 400 = upsilon | υ | ||
| 5 = epsilon | ε | 50 = nu | ν | 500 = phi | φ | ||
| 6 = digamma | ς | 60 = xi | ξ | 600 = chi | χ | ||
| 7 = dzêta | ζ | 70 = omicron | ο | 700 = psi | ψ | ||
| 8 = hêta | η | 80 = pi | π | 800 = ôméga | ω | ||
| 9 = thêta | θ | 90 = Koppa | ϟ | 900 = san-pi | ϡ |
Il s’ensuivit toute une « grammateia » grecque, devenue la « gématrie Kabbalistique », selon laquelle on peut calculer le nombre d’un mot. A leur tour, les Talmudistes de basse époque empruntèrent aux Grecs cette gématrie et, surtout, l’idée typiquement profane d’attribuer des valeurs décuples et centuples aux colonnes du monde humain et terrestre (cf. chap. II).
Les Grecs, n’ayant point reçu de langue sacrée au Sinaï, ni des lettres dans un ordre intouchable, ne peuvent être tenus pour coupables des erreurs des Kabbalistes. Il est d’ailleurs piquant de constater que, malgré eux, leur gématrie appliquée à leur propre alphabet de 24 (=6) lettres donne un résultat valable pour « le Nom au-dessus de tous noms ».
Ainsi les 6 lettres grecques du Nom de Jésus : Ιησους, se nombrent : 10+8+200+70+400+200 = 888… L’affinité est frappante. Mais plus encore si nous considérons la 8e ligne du tableau précité : 8.80.800 : on constatera que ces nombres correspondent exactement à la ligne des cH. Phé. Phé final… qui fournissent les nombres du Tétragramme : 8.17.26. … Le Ιησους grec correspond bien au même registre que le Y H W H hébraïque.
Il y aurait de multiples observations à faire… dues à cette translation du san. Ainsi l’adéquation du : Π de Pneuma, l’Esprit, de racine : 8, et du Ψ (de Psyché, l’âme animale), sans oublier la conservation de la séquence : R, Sh, Th. Le Koppa ayant disparu, sera remplacé par le chi : X, de racine 6… d’où le Chrisme : XΡΣΤ… Dieu se joue des hommes, et les mène où Il lui plaît.
Pour nombrer, selon l’ordre naturel des lettres, en vue de comparaison avec l’hébreu, il faut — bien entendu — utiliser
Notes projet
⚠️ Contenu en gématrie grecque standard (isopséphie), système distinct de l’ordinal hébreu du projet — non vérifiable par les outils MCP (qui portent sur l’hébreu uniquement). Vérification arithmétique de contrôle (hors MCP) : 10+8+200+70+400+200=888 ✓ exact pour Ιησους (Ièsous, « Jésus » en grec).
Table complète de la numération grecque standard (1-900). Argument théologique de Bardet : bien que les Grecs n’aient « point reçu de langue sacrée au Sinaï », leur système numéral appliqué à leur propre alphabet donnerait malgré tout un résultat « valable » pour le Nom de Jésus (888), qu’il rapproche du registre du Tétragramme (8.17.26, déjà bien connu = YHWH). Rappel important pour le projet : cette gématrie grecque relève d’un système entièrement différent du système ordinal hébreu (1-27) qui est le fondement du projet — à ne jamais confondre ni mélanger dans les vérifications futures.
Photo : IMG_20260903_133806.jpg · Voir l’original