Le Trésor secret d’Ishraël (p.310)
elle est la condition psychologique impérative pour toute création. C’est pourquoi Chagall a saisi qu’il « faut croire en la couleur ».
Fait notoire, il n’existe dans le texte hébraïque aucun mot signifiant : couleur, et seuls trois noms de couleurs sont mentionnés : le blanc : L B N = 39. 12. 3., le vert : D Sh hA = 26. 8. 8., et le rouge : hA D M = 29. 11. 2., tous donnés dans la Genèse. Le blanc a le nombre de l’Un ; quant aux deux complémentaires : vert et rouge, ils nombrent : 55. 19. 1. … comme les jumeaux ! Nouvelles confirmations. Allons plus loin. Si le vert et le rouge sont parfaitement complémentaires, sur un autre plan il en est de même du violet et du jaune, du bleu et de l’orange ¹¹.
Observez la disposition des 6 jours de la Création par rapport aux 6 couleurs. Face à face, d’un côté le Lumière, énergie-première qui émerge de l’invisible, de tout ce qui est « outre » (des radiations ultra violettes, puis : X et Gamma). De l’autre : les luminaires visibles, de couleur dorée, car la lumière, dite blanche, du soleil, est chaude de ton et non froide comme celle de l’astre mort : la lune, comme un lucifer éteint (fig.20).
Au 2e registre, face à face, le bleu des eaux et du Ciel, avec l’orangé indiquant la nécessaire complémentarité des fluides avec « leurs armées » : les poissons et les oiseaux.
Au 3e registre, face à face, la Terre verdoyante (Th D Sh hA) et la terre rouge (hA D M H) des animaux à sang chaud. Ce sang : D M, qui est « l’âme du corps », qui irrigue toutes nos activités physiques et cérébrales. En deçà, l’infra rouge, qui réchauffe.
L’in-visible, c’est, en réalité, le non-visible, tout ce qui n’est pas dans l’étroite bande colorée du spectre, autrement dit le peu que nous voyons, ce que nous entrevoyons. A notre époque il n’est plus permis de croire qu’il n’y a rien dans l’invisible ! Il y a toutes les radiations qui s’étagent des rayons gamma émis dans le noyau atomique (de l’ordre de 10⁻⁸) jusqu’aux ondes hertziennes (de l’ordre de 10¹⁵) en un spectre continu.
Nos 6 couleurs s’arrêtent au Waw ; donc, la sexualité, symbolisée par le Zaïn, doit rester discrète. De même le cHet — qui symbolise, au recto, le sépulcre — est dans l’in-visible. Être dans le sépulcre, c’est être en mesure d’en connaître le verso. Au verso, le cHet, c’est le 8, c’est Lumière Incréé, explicité par l’Amour incompréhensible de Dieu pour Sa créature. Pour Pythagore : 8, le premier cube 2³, était le nombre de la Justice. Cette Lumière est in-visible, mais, située du côté dit infra rouge, elle réchauffe.
Notes projet
✅ Vérifications MCP — page entièrement confirmée, 4 EFP exacts :
- לבן (« blanc ») = [39.12.3] ✓ exact — déjà connu (identique à משה, בתיה)
- דשא (« vert ») = [26.8.8] ✓ exact — identique à יהוה, convergence remarquable liant directement le vert (déjà associé au Shin, Fig.20) au Tétragramme
- אדם (« rouge », même mot que « Adam ») : E=29 ✓ exact, déjà bien connu
- דשא אדם (« vert-rouge » combinés, sans conjonction) = [55.19.1], confirmé exact — Bardet relève lui-même « comme les jumeaux ! », rejoignant תמר/יצחק=55 (déjà vérifiés p.297)
Développement scientifique riche sur le spectre électromagnétique et la symbolique des 6 couleurs associées aux 6 jours de la Création, mise en relation avec les 27 lettres (Zaïn=sexualité discrète, Chet=8=Lumière Incréée=cube de Pythagore). Référence à Marc Chagall (« il faut croire en la couleur ») comme caution artistique de la thèse chromatique de Bardet.
Photo : IMG_20260903_133657.jpg · Voir l’original