Le Waw, Fils de Théos (p.303)

(Gen.1.24), locution anormale puisque, au verset suivant, il est mis hA Th — cH Y Th H hA R Ts, (63+53=116). Pourquoi ce W=6, non grammatical, in fine du premier mot, au lieu du H=5 (article défini) au début du second ?

Il suffit de nombrer pour trouver : 52+48=100 au lieu de 99.

Grâce à cette substitution du Waw au Hé, grâce au maqeph, ce trait d’union qui conduit à additionner les nombres, le texte affirme une véritable association parfaite entre les animaux et la terre achevée. Ce que les géographes appellent, aujourd’hui, les associations végétales et animales ⁷… Cela nous fait saisir la portée du début du verset 24 = « Que la terre produise des êtres animés »… qui étonne les commentateurs. Enfin, ce Waw doit encore souligner que nous sommes au 6e jour, que ces animaux des champs vont être les commensaux de l’homme, qui va surgir. L’Adam : hA D M, va offrir, d’ailleurs, la même association avec la terre ici appelée, non plus hA R Ts, mais hA D M H, employé, pour la première fois, à ce moment précis. D’où l’étonnante affirmation de saint Paul (Romains 8.22) : « Toute la Création gémit en travail d’enfantement », et si bien exprimée par saint François d’Assise.

Toujours relatif aux animaux, nous trouvons un déplacement du Waw en Nombres 3.41. Il s’agit des « premiers-nés du bétail » des enfants d’Ishraël, qui sont consacrés au Seigneur. Au lieu d’écrire, grammaticalement, K L — B K R BB H M W Th, il y a : K L — B K W R BB H M Th pour nombrer 62.17.8 et 44.17.8 et non 56 et 50. Or, ces animaux sont consacrés à 26.17.8. L’expérience montre que tout trait d’union, tout maqeph, doit attirer l’attention, car le M Q Ph est sûrement d’origine esdraïque, il nombre 58. 13. 4. Il est donc bien un indicatif de numération, particulier aux sopherim.

Les faits conduisent d’eux-mêmes à des anomalies-en-chaîne, qui ne peuvent être confondues avec des permutations grammaticales, isolées et sans signification. Voici, encore, une nouvelle série. On compte 26 générations entre Adam et Moïse. Et c’est à Moïse que Y H W H « déroule » la structure de Son Nom que les Patriarches antérieurs n’avaient point connue explicitement, c’est-à-dire avec le sens exact et précis des Cinq Modalités. Dieu Lui-même l’a déclaré à Moïse (Ex.6.2).

Vous savez qu’hA N W Sh, troisième patriarche, fut le premier à « spirer » les voyelles du Nom de Y H W H (Gen.4.20), et j’ai montré, dans ma Genèse en couleurs, comment ce Nom a été fourni « en signe », à Abraham et à Jaqob. Il n’en reste pas

Notes projet

✅ Vérifications MCP — 3 EFP exacts :

  • את חית (« l’animal-de ») = 63 ✓ exact
  • הארץ (« la terre ») = 53 ✓ exact — confirme 63+53=116 (Gn 1:24-25)
  • מקף (maqeph, le trait d’union hébraïque) = [58.13.4] ✓ exact — rejoint le cluster [58.13.4] déjà central au projet, convergence remarquable puisque c’est le nom même du signe grammatical qui structure toute la démonstration du chapitre sur les mots combinés

Argument méthodologique clé : le maqeph (trait d’union) permet d’additionner les valeurs de deux mots reliés, produisant des associations sémantiques significatives (terre+animaux=116, etc.) — Bardet le présente comme un « indicatif de numération propre aux sopherim », confirmé par sa propre valeur EFP [58.13.4]. Repère chronologique : 26 générations entre Adam et Moïse, ce dernier recevant la révélation complète du Nom divin (Ex 6:2) que les patriarches antérieurs (dont Énosh, premier à invoquer YHWH, Gn 4:26/4:20) n’avaient reçue que partiellement « en signe ».


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