Le Waw, Fils de Théos (p.295)

Étant le déterminatif du Fils, il doit donc jalonner toute Sa lignée. Nous l’allons vérifier depuis Loth jusqu’à David, L W T à D W D, en passant par M W hA B et R W Th, lignée collatérale, qui vient s’unir à celle de Judah : Y H W D H, pour engendrer chA W B D, d’où naîtra le Sauveur : M W Sh Y chA = 66. 21. 3 (Isaïe 43.3). Si l’on en doutait encore, il suffirait d’examiner, avec soin, le texte si « nocturne » des filles de Loth.

En effet, le mot : W B Q W M H = 51. 24. 6 est employé pour « le lever » de la fille aînée, qui engendre M W chA B et R W Th (Gen.19.33). Tandis que pour la cadette, il y a simplement W B Q M H (19.35), sans Waw. Et, pour que cela ne passe point inaperçu, le W du lever de la fille aînée est surpointé par les Esdraïques (cf. chap. XII). Que le Waw soit une balise, un « petit caillou blanc » pour montrer au lecteur le chemin généalogique du Fils, est évident.

Une clef en chaîne : Tholedoth.

Il y a plus. Un mot-clef va nous montrer la subtilité de position du Waw. C’est le mot : Tholedoth, que l’on traduit diversement : postérité, race, génération, généalogie… et même, histoire (!), ce mot qui avait frappé Johan Kurtz.

Th L D Th (en défective) a pour racine : Y L D = petit enfant. Ce mot est écrit une seule fois W L D, dans la Bible : lorsqu’on précise que Saray (Sh R Y) était stérile, elle n’avait pas d’enfant : W L D (anomalie exceptionnelle d’un Waw voyelle au début d’un mot) (Gen.11.30). La raison en est que le Fils de la Promesse sera l’image du Waw, qu’elle n’a pas encore. Il existe, par contre, un Qéry indiquant que pour Michol : M Y K L, femme de David (frappée de stérilité pour s’être moquée de lui, dansant devant l’Arche), on doit lire : W L D (Qéry), au lieu de Y L D qui est écrit (Kéthib). C’est une bévue, une singerie sans base, car M Y K L n’enfantera jamais d’ancêtres du Messie. Ce furent Nathan, et Salomon par Bethsabée.

Le mot : « génération » : Tholedoth, est l’une des grandes clefs de l’Écriture esdraïque. Et les auteurs du pamphlet blasphématoire Tholedoth Yeshu ont démontré leur totale ignorance du mosaïsme.

C’est un mot remarquable, puisque quadrilittère et de structure consonantique, symétrique : Th L D Th. Pour ne pas la

Notes projet

✅ Vérifications MCP :

  • מושיע (« Sauveur », Is 43:3) = [66.21.3] ✓ exact
  • ובקומה (« et au lever », Gn 19:33, fille aînée de Loth) = [51.24.6] ✓ exact — le Waw distingue ici explicitement le récit de la fille aînée (lignée messianique via Moab/Ruth) de celui de la cadette (sans Waw, Gn 19:35)

Nouvelle section « Une clef en chaîne : Tholedoth » — argument généalogique du Waw comme marqueur de la lignée messianique de Loth à David (via Moab/Ruth et Ammon). Critique du pamphlet antichrétien médiéval Toledot Yeshu comme « démontrant une totale ignorance du mosaïsme ». Distinction Kéthib/Qéry appliquée à Mikal (2 Sam 6), femme de David frappée de stérilité — Bardet rejette la correction qéry (WLD) comme « bévue sans base », argumentant que Mikal n’a historiquement jamais engendré d’ancêtre messianique (lignée via Nathan et Salomon/Bethsabée uniquement).


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