Le Waw, Fils de Théos (p.293)

irrégulier, il ne devrait point comporter un Waw in fine, mais un Hé. Le Waw final est mis pour le Hé radical ». Expliquons. Le Waw a été rajouté pour nous signaler qu’Abram avait bien reconnu le Fils (Gen.18.2), mais, en outre, il est substitué au Hé pour préciser qu’il ne s’agit point, ici, d’un Esprit, mais d’un Corps préfiguré accompagné de deux Anges, les futurs Chérubins du Propitiatoire.

Abram ne se trompe pas lors de cette révélation de la Tri-unité, en plein midi, dans la plaine de Mamré (M M R hA = 47. 11. 2). Comme l’observe saint Ambroise « Il en vit trois, il en adora un. » Pluriel et singulier sont habilement entrelacés pour traduire le mystère de la Tri-Unité ; afin d’éviter l’anthropomorphisme des 3 jeunes gens, en la célèbre toile du Musée de l’Ermitage. Abram prosterné dit : « Mon Seigneur, si j’ai trouvé grâce à Tes yeux, ne passe pas devant la tente de Ton serviteur sans T’arrêter. Souffre qu’on apporte un peu d’eau, lavez vos pieds et appuyez-vous contre l’arbre. »

Les exemples ne se comptent pas.

Dans Zacharie (9.9) annonçant la venue du Messie « humble et montant sur un âne », âne est écrit en pleine : cH M W R = 47. 20. 2. Tout au contraire (Gen.49.14), Yshashkar est traité d’« âne robuste », âne est écrit en défective : cH M R. Non seulement l’âne privilégié doit porter le Waw d’appartenance mais il convient d’éviter toute confusion chez le lecteur. Y Sh Sh K R, cinquième fils de Jaqob, sera, en effet, transféré par lui à la sixième place. Or, Sh Sh = 6 est le nombre du Fils, exprimé en consonne ; il convient de supprimer le Waw voyelle dans le mot : âne.

De même (en Gen.22.2) le Mont Moryah, de l’immolation d’Isaaq, lequel n’est que figure du Fils, est écrit en défective : M R Y H. Lorsque Salomon y construit le Temple de Y H W H, où le Verbe parle, entre les Chérubins (II.Chr.3.1), le Waw est présent : M W R Y H = 54. 18. 9., en vue de l’Alliance : B R Y Th, qui se nombre 54. 9. 9. En cet exemple, comme dans le précédent, le Waw, primo : est nécessaire comme indicatif-lettre ; secundo : en tant que nombre, il augmente l’affinité. Ainsi, tantôt le Waw est rajouté, antigrammaticalement (a observé le Biour) ; tantôt il est substitué au Yod ou au Hé. Rappelez-vous M cH W Y hA L — M cH Y Y hA L (chap. VI, p.219) ; tantôt il est simplement écrit en pleine ou en défective, suivant une raison exégétique ³.

Notes projet

✅ Vérifications MCP — page entièrement confirmée, 3 EFP exacts :

  • ממרא (Mamré) = [47.11.2] ✓ exact
  • חמור (« âne », écriture pleine, Zacharie 9:9, prophétie messianique) = [47.20.2] = EFP exact de YHShWH ✓✓✓ — résultat frappant, à rapprocher de היה אור (p.290) et de tous les E=47 déjà rencontrés dans le réseau du projet ⚠️ à signaler au père
  • מוריה (Moriah, écriture pleine, II Chr 3:1) = [54.18.9] ✓ exact — ברית (Alliance) = [54.9.9] déjà connu (p.269)

Argument central du chapitre confirmé sur trois exemples concordants : le Waw « d’appartenance » (rajouté en écriture pleine) marque systématiquement les objets/lieux en affinité directe avec le Fils (Mamré, l’âne messianique de Zacharie, le Mont Moriah devenu Temple), tandis que l’écriture défective marque leur absence de cette affinité (l’âne « robuste » d’Issacar, le Mont Moriah avant la construction du Temple). Rappel explicite au motif déjà établi Méchouyaël/Méchiyaël (ch. VI, p.219).


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