Le Waw, Fils de Théos (p.292)
Sommer, qui en a réalisé le déchiffrement, s’étonne de l’utilisation de 18 Waw de séparation entre les mots, méthode qui « n’est attestée nulle part ailleurs dans les documents sémitiques ». Il n’a pas saisi le caractère satanique de cette inversion qui fait utiliser le Waw : toujours conjonctif, médiateur, unissant, comme facteur de division, d’autant que le nombre 18 est celui des Bénédictions.
Cet hébraïsant, déformé encore par les Manuscrits de Qumrân, n’a d’ailleurs pas voulu comprendre l’orthodoxie réelle des deux premières phrases… Les magiciens sont plus avisés ; ils ne fondent pas leur pouvoir ténébreux sur du vent, mais sur une base réelle… Dans les messes noires de Bogota ou de Saint-Germain-des-Prés, on n’utilise point d’Hosties qui ne soient effectivement consacrées…
On peut se demander si les inscriptions, exagérément pleines, du Manuscrit d’Isaïe (dit de saint Marc) trouvé à Qumrân ne proviennent pas, également, d’intention magique. Comment expliquer par une simple vocalisation que B H L Th W devienne : B H W L Y W Th Y W ou que R hA Ss M devienne : R W hA Ss Y H M H ? « La différence atteint parfois au grotesque », déclare Millar Burrows, que j’ai connu à Jérusalem.
Est-ce intention magique ou pastiche d’ignorant ? Les lettres ajoutées n’ont aucun sens par rapport au jeu magnifique et cohérent : Y Y, Y H, Y Sh, W, Y H de Daniel. Connaissant, très imparfaitement, la Nouvelle Alliance et le double versant du Rouleau d’Isaïe, ont-ils voulu le pasticher ? La différence de scription se produit à la moitié exacte du rouleau. La scription défective de 1 à 33 devient indiscutablement trop pleine, de 34 à 66 ! Alors que dans le véritable Isaïe, la coupure : M Sh H — hA Sh H est 39. 27 ! Je n’ai point actuellement de photocopies permettant d’en juger.
Le Waw d’appartenance.
Le Waw, qui n’appartient nullement aux gnostiques, qui reste un larcin, est le déterminatif de la Nature Divine du Fils, répétons-le.
Ainsi lorsqu’Abram, assis à l’entrée de sa tente, au plus chaud du jour, vit Trois Hommes, il courut devant eux et se prosterna : Y Sh Th cH W. Grammaticalement, écrit le Biour (on désigne ainsi le commentaire de Mendelssohn), « c’est un mot
Notes projet
✅ Vérification MCP : אשה (« femme ») : E=27 ✓ exact, confirme « hA Sh H = 27 » ; associé à משה (Moïse, E=39, déjà connu) pour la coupure « M Sh H — hA Sh H = 39.27 » évoquée par Bardet à propos du point de rupture orthographique du Grand Rouleau d’Isaïe de Qumrân (1QIsa).
Critique méthodologique de Bardet envers Dupont-Sommer et Millar Burrows (savants qumrâniens reconnus, ce dernier « connu à Jérusalem » — élément biographique) : le manuscrit d’Isaïe de Qumrân présenterait une orthographe « exagérément pleine » suspecte, changeant de régime exactement à la moitié du rouleau (chapitres 1-33 défectif, 34-66 plein) — Bardet y voit un pastiche imparfait de la structure authentique qu’il attribue au « véritable Isaïe » (39/27, coupure Moïse/femme). Observation prudente : « je n’ai point actuellement de photocopies permettant d’en juger » — Bardet reconnaît lui-même la limite empirique de cette hypothèse. Nouvelle section « Le Waw d’appartenance » amorcée (Abraham et les Trois Hommes, Gn 18).
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